w- CONSEIL DE U E U R O P E COMMISSION EUROPÉENNE DES DROITS DE L'HOMME DÉCISION DE LA COMMISSION SUR LA RECEVABIUTÉ do l a REQUETE N*' ]J1L1/58 . Il p r e s e n t e e per Ber th'^ GOHLKE c o n t r e le Ripublique F e d é i - l e d ' A l l e n r g n e La Commission européenne des D r o i t s de l'Rorime, s i é g e a n t en Ohombre du C o n s e i l le 7 j u i l l e t 1959 soas Ir p r j s i d c n c e de M. C.H.r'I» WALDCGK^ e t en présence de :WU G, Th. EUSTATI-ÎJADES, V i c e - P r e j i d c n t , P. BERG, P. P/>BSR. L . J . C . BÉ.-;|:F0PT, A. SÏÏSTERTTBNN, S. PETR'i'i^Ty N. ERTÎ, F. SRII:lCORA, P. KGDINOS, Dir-ectcur des D r o i t s de l^Hororae, r £; sucrant l e Secr 3 carie t de la Cor,imission r .A A -"O. S ' B 10^1/58 -, 2 X- VU la requête introduite le 50 décembre I958 par Bertha GOHLKE, représentée par 1% 'Ji/.K.H. LOTZE, contre la République Fédérale d^Allemagne, enregistrée le 2 janvier "1959 sous le 11^ de dossier 14J4.1/58 ; TO le rapport prévu à l ' a r t i c l e l!-5, § 1 du Règlement intérieur de la Commission ; Après avoir délibéré, Eïï FAIT Considérant que les faits de la cause peuvent se résumer corai'ie suit : La requérante, ressortissante allemande, née en 192i|, a été condamnée, par jugement rendu'le 6 décembre 1957 P^^ i^ Chambre pénale- des mineurs du 'Jlribunal de Première Instance ( "Jugenc'strafkammer des Landgerichts"-) de Luneburg (République Fédérale d^Allemagne) à sept mois d^emprisonnement pour proxénétisme qualifié (schwere ïvuppelei). Le jugement du Tribunal de Liineburg. a été notifié à la ; requérante le 25^ janvier 1958» Conformément à l ' a r t i c l e 335 •" du Code allemand de procédure pénale (Strafprozessordnung), elle avait le droit de se pourvoir directement en cassation (Revision). Selon l^article J^-!-? "^^ code précité, elle disposai.t d'un délai prefix, de quinze jours pour déposer au Greffe du Tribunal l'exposé dés motifs-dé *son pourvoi. le tion Avant 50 janvier du délai délai était .i tions de l'ar des Droits de lequel "tout des facilités d'introd I95G, a en ques nsuffisa ticle 6, l'Homme accusé a nécessa uire ce.dernier, la requérante demanda, udit Tribunal de "Luneburg, la proroga- tion. 'Elle soutenait; en effet, que le nt et par là'miême contraire aux disposi' § 5 (b) de la Convention de Sauvegarde et des Libertés fondamentales, d'après droit o.. à .o• disposer du temps et ires a la preparation de sa defense ît Le Tribunal de Luneburg rejeta sa demande par une décision (Beschluss) du 5 février 1958 uotif pris de ce que le délai dont i l s'agissait étant fixé par la l o i sous peine de déchéance, ne pouvait pas être prolong.-. Pour ne pas compromettre l'issue de son procès, le requérante déposa néanmoins le 5 février 1953, l'exposé des motifs du pourvoi en cassation par lequel elle entendait s'attaquer à sa condamnation par le tribunal de Luneburg } en même temps ­ 3 ­ ­ ■ ^ ^ 1 / 5 8 elle interjeta apT)el, par voie de *tecjuête*'_ (Bosohwerd.e ), do la c'^'cision suGmentionnoe'dû 5 février, Dans cette requête elle f a i s a i t valoir, entre autres^, que même les­délais préfi,x, devaient être conformes à la Convention précitée qui, étant en l'espèce lex posterior, devait prévaloir sur la disposition de l ' a r t i c l e 5I1.5 du code de procédure pénale. La requérante f a i s a i t égalem.e'int observer qu'en l'espèce un délai de 15 jours devait être consildéré comme absolument insiaffisant, vu la difficulté des questions juridiques soulevées dans le i jrvoi. Elle demandait,en outre et po^^i;x la première fois,que cette partie de son affaire fût examinée a'u cours d'une audience contradictoire (miindliche Verhandlung), et elle c i t a i t , à 1' appui de cette demande, l ' a r t i c l e o, § 1 de la Convention. Sa requête fut rejetée le 5 mars 1958 P^^ "^ne décision (Beschluss) de la Cour d'­Appel (Oberlandesgericht) de Celle, qui se borna à rappeler, sans les répéter, les motifs retenus par le Tribunal de Ltihebixrg, La Cour n'a pas pris position en ce qui concerne la demande de la requérante tondant a ce que son affaire soit examinée au cours d'une audience contradictoire", . ; 1 ■ Le 10 avril 1958, la reqîuérante forma contre cette dernière décision un recours constitutionnel (Verfassungsbeschwerde) par lequel elle demandait l'annulation des deux décisions des 5 fe^nrier et 5 raars 1958, ainsi que la réouverture du délai prévu à l ' a r t i c l e 3lj­5 <^u Code précité et sa prolongation de deux mois. La requérante demanda à nouveau quîune audience contradictoire eût lieu. Elle souligna qu'en n'accédant pa.3 a sa demande, la Cour d'Appel avait, selon.elle, violé l ' a r t i c l e é, § 1 de la Convention.­ ­ . Le 21 mai 19'58, le juge rapporteur de la Première Chambre de lacOour fédérale constitutionnelle (Bundesverfassungsgericht) écrivit à l'avocat de la requérante'pour a t t i r e r son attention, conformément a l ' a r t i c l e 2I4. de la "Loi sur la Cour fédérale constitutionnelle" (Bundesverfassungsgerichtsgesetz ),3ur les _■ . objections auxquelles risquait de se heurter son reco^jors. Après avoir exprimé des doutes sur la question de savoir si 1­ïarticle 6, § 5 (b) de la Convention était applicable à la procédure précédant l'audience "principale" (Hauptverhandlung), le juge rapporteur f i t remarquer que le délai de 15 jours prévu à l ' a r t i c l e 3U5 ^­^ Code de procédure pénale était de toute façon suffisant, eu égard, notamment, à la nature particulière du procès pénal qui exige davantage de célérité que, par'exemple, le procès civil» Le juge rapporteur estima d'autre i^art que ni la Cour d'Apioel, ni la Cour constitutionnelle n'étaient tenues de donner une suite favorable à la demande d'une audience contradictoire, puisqu'on l'espèce i l ' s ' ' a g i s s a i t seulement de l^examen d'une requête tendant à obtenir la prorogation d'un détei, et que, par conséquent, les Cours en question n'avaient pas à tenir compte des termes de l ' a r t i c l e 6, § 1 de la Convention puisqu'elles ne se prononçaient pas au fond, au cours d'une audience principale sur une accusation pénale dirigée contre la requérante. khi/5Q -k Le 1^ j u i l l e t I958, composée, conform.ément à Cour c o n s t i t u t i o n n e l l e " , de la coiimunication du 21 requérante, sans indiquer en se r é f é r a n t aux dispos l o i , a i n s i conçues : " . . . l'unanimité r e j e t e r . , . ( une décision sur le cas d contribuer 'à la solution et s i le .fait de ne pas s au requérant un r)xc'jvd±CQ la Cour fédérale ' c o n s t i t u t i o n n e l l e , l ' a r t i c l e 91 a, § 1 de l a ' L o i sur la do t r o i s juges,^ parmi lesquels l ' a u t e u r rai 19585 r e j e t a le recours de la expresséricnt les motifs du r e j e t , mais i t i o n s de l ' a r t i c l e 91s, Ç 2 de la même (un) Comité de tr'^is juges peut, à un) . . . recours c o n s t i t u t i o n n e l , s i 'espèce n ' e s t . p a s susceptible de d'une question de droit "orononcer sur -le fond ne grave e t i n é v i t a b l e " . c o n s t i t i o n n e l cause pas Le 5 août 19583 enfin;^ la Cour Fédérale de J u s t i c e (Eundesgerichtshof) r e j e t a le pourvoi en cassation i n t r o d u i t le 5 f é\a:ier 195 S„ Considérant que la req_uérrnte n'attaque " a s , dans sa du 6 d-îcembre 1957? mais I qu'en formulant l ' o b j e t con de c; r e q u ê t e , l e jugement de uniquement la procédure de sa requête, e l l e allègue e s t , au moins dans c e r t a i n s cet a r t i c l e s e r a i t contraire Convention • q u ' e l l e dem-ande 'lamnation sation que le délai de 15 jours susnentionn cas, i n s u f f i s a n t ; que, par l à même, l ' a r t i c l e 6, § la Commission ; (b) de la de constater à l ' a r t i c l e qu( l e d i t a r t i c l e 5i|5 e s t contraire b 5^ la Convention b ) ' d e d\=ciarcr que l ' a r r ê t de la Cour fédérale cons- t i t u t i o n n e l l e Cm h- j u i l l e t 1958 a été rendu en v i o l a t i o n de l ' a r t i c l e 6, § 1 de "la Convention-, notamment parce q u ' i l n'indiquai'^j pas .expressément les motifs du r e j e t du recours dont i l s ' a g i t ; c) d'annuler les décisions dos 3 f é v r i e r , 5 mars e t I4. j u i l l e x 1958 rendues respectivement par le Tribunal de Luneburg, la Cour d'AtopeL de Celle eb la Cour* fédérale c o n s t i t u t i o n n e l l e 5 d) d'annuler, '^92' voie de conséquence, l ' a r r ê t rendu par la Cour féd^.rale de Justice le 5 août I958 e t de renvoyer l ' a f f a i r e à la même Cour, après f i x a t i o n d'un délai de deux mois pour la préparation .d'un nouveau ^^oiorvoi en cassation : . / . "■5 ­ ^^41/: ■nf": O Considérant que 1? rcquér'uitc fr.it v­.loir à l'o.ppui do s?, requête que l ' a r t i c l e 6, § 3 (b) de la Convention no s^^.ppllquG pas seulement, comme semblent le crcire les Tribunaux o.llemands et notrp.ment La/'Ooux c o n s t i t u t i o n n e l l e , à la préparation de la. defense d'un accuse avrait !l'audience principale j. ■ . que, selon e l l e , cet a r t i c l e doib également otrc respecté lorsque le procès se déroule dcvrnt' des j u r i d i c t i o n s supSrieurcs et en p a r t i c u l i e r devant une j u r i d i c t i o n de caasafcioni qu'en cï'fet;, la préparation d'un pourvoi en cassation, s i e l l e peut être rchevée do.n^' le d é l a i r e q u i s , l o r s q u ' i l s ' a g i t d ' a f f a i r e s simples^ peut, dans d'autres cas, demander un t r a v a i l de reel".arche très étendu, qui ne peut ê t r e entrepris qu'après la n o t i f i c a t i o n du t e x t e du jugement que l ' o n .se propose d'attaquer: que la requérante c i t e à ce sujet l'opinion de M. ' Werner Laarstcdt^ Président de Chambre à la Coup fédérale de j u s t i c e , selon lequel ''le d é l a i pour J a présentation par é c r i t des inotifs de cassation e s t court, e t , dans des affaires d i f f i c i l e s ou volumineuses, trop court ; Consid­jra.nt que la r e q u i r m t e souligne d'autre pr^rt q u ' i l faut t e n i r compte du f a i t que les avocats admis à plaidera.dovant les j u r i d i c t i o n s do cassation sont très souvent amenés à plaider plusieui'­s affaires en même temps, ce qui diminue encore davantage le temps dont i l s peuvent disposer ;; qu'ûHe souHent également que le délai correspondant pour­ 1.'­^ cassation c i v i l e est d' un mois et qu' i l peut être prorogé ­ ce qui., e n f u i t a r r i v e r a i t très souvent ­. alors que toute pror­ogatioii est rendue impossible par l ' a r t i c l e 3l;­5 ^-^ Code de precédure pénale | que, même si l'on admet que ­le délai de quinze jours prévu à l ^ a r t i c l e 3.1,15 e s t en pr­incipe suf­ f i s e n t , i l devrait pouvoir être prorogé si la nature d'une affaire dôtcriuinée . l ' e x i g e ; que H a f Taire de la requérante ser.­^it pré­ cisément très ^difficile et souléver­­^it des problèm„es juridiques t r è s compliqués que son avocat n ' a pu t r ' : i t c r on d é t a i l dons le mémoire du poui­^voi que la requérante a été obligée de déposer ayant l ' e x p i r a t i o n du délai y! mémoire qui comportait pourtant déjà 26 pcges da.ctylagî­.­phié'cs; que c^ ne s e r a i t auc^du f a i t de l ' i m p o s s i b i l i t é où se trouvait l'avocat de la requérante do pré­ parer convenablement l e d i t pourvoi que 1­ Cour f l d o r ­ l e do justice a rendu le 5 août I05S un a r r ê t déf­vor^blc a la requérantej ■ Considérant finalement que la requérante a t t i r e l ' a t t e n t i o n de la Comm^ission sur le f a i t que, conform.ément à l ' a r t i c l e 275 ^'^ Code allemand de procédure ponale, le texte du jugement du T r i ­ bimal de Première Instance a u r a i t du lui être commimiqué dans un délai _de sept joio^s, mais qu'en f a i t , i l ne l u i a CtC n o t i f i é que plus d'un mois et dem.i après son prononcé^ que ce r e t a r d corro­ b o r e r a i t la thèse de la rcqul­ante selon laqncllo i l s ' a g i r a i t : *A UH/58 ­ 6 ­ dans son cas d'une affaire d i f f i c i l e , aussi bien en f a i t qu'en d r o i t 5 Eïï DROIT Pour autant que Itarticle" 6, <^ 3 (b ) de Jâ­ rOQ.'^érante invoque la Honvontion la v i o l a t i o n di } Considérant que l'­^rticle 6, ^ 5 ("t> ) Ce la Convention prévoit que tout accusé a le d r o i t de "disposer du t em'os e t des f a c i l i t é s nécessaires à la ­^rc­Daration de sa défense" • que le d i l a i do 15 jours di^nt disposait la requérante pour introduire son pourvoi en cassa i;ion ne périt en aucune manière être consif^éré comaiê insuffisant; ou comme aboutissant à priver la requérante des f a c i l i t é s nécessaires à la préT)aration de sa, défense ;| q u ' i l " y a l i e u de remarquer quo la requérante ou son avocat a v a i t l a ' p o s s i b i l i t é d'indiquer sommairement dans le mémoire é c r i t les aotifs du ­nourvoi pour* les développer ensuite au cours d.o l'audience devant la Cour Fédérale de Jus.tice ; qu'au surplus, i l e s t de l ' i n t é r ê t do tout accusé que la­orocédure d'ihs"'cruction e t de lugeaent s o i t menée avec c é l é r i t é ­ la Convention ­arotéjeant; justement les i n t é r e s s é s contre des lenteurs i n j u s t i f i é e s ­ 3 que ni les a l l e g a t i o n s do la requérante, ni l'examen d'of­^'^ice du dossier, ne permettent de dégager sur ce ^;oint l'ap^'^arcnoe d'une a t t e i n t e aux disposi. tions de l ' a r t i c l e 6, § 3 (b) de la Convention, ou, de manière générale, d'une violation du d r o i t à une bonne" administration de la j u s t i c e , sous les conditions fixées e t dans les l i a i t e s définies j a r l ' a r t i c l e 6 de la Convention ; q u ' i l ap^Dert donc que la requête e s t , a cet é^^ard^ manifes tement r.ial fondée ; q u ' i l y a l i e u , dès l o r s , de la r e j e t e r de ce chef, ^":'ar ap^^li­ cation de l ' a r t i c l e 2T, î 2 de la Convention ; Pour autant que la requérante invoque la v i o l a t i o n de l ' a r t i c l e 6,^ 1 d e l à Convention i Considérant que l " i r t i c l e é,§ 1 de la Convention s t i p u l e s Toute nersonne a d r o i t à ce que sa cause s o i t entendue éguitablem.ent, publiquement et dans un d é l a i raisonnable, par un t r i b u n a l indépendant e t i m p a r t i a l , é t a b l i par la l o i , q_ui décidera, s o i t des conto3"Cations s^or ses d r o i t s e t o b l i ­ a:ations de caractère c i v i l , s o i t du bien­fondé de toute accusa''ai on en contre e l l e o Le publiquement.,. OUgement ■.latiêre pénale dirigée d o i t ê t r e rendu . / . ­ 7 ­ 14ll/58 ■ Considérant g qu'aucune disposition de la Conven'tion n'oblige une daute Partie Contractante 'jâ octroyer aux personnes r élevant de sa juridiction une voie de recours devant un tribunal consti­ tutionnel en plus des recours qu'elles "^^euvcnt exercer devant les tribunaux ordinaires ^ et que, si une Haute Partie Contractante i nst i t ue , comme l ' a fait la République Fédérale d'Aller.agne, une­ Cour Suprême compétente en ma"tière constitutionnelle," elle ■ est habilitée à édicter ­des prescriptions réglementant le droit de recours devant cette Cour ; Considérant que dans^ la Loi instituant la Cour fédérale Constitutionnelle, la République­ Pédérale d'Allemagne a établi certaines règles définissant lés conditions dans lesquelles un recours peut être introduit devant cette Cour ; considérant que l ' a r t i c l e 91 (l) ^G 1^ Lei susmentionnée prévoit également que tout recours devant la Cour Fédérale constitutionnelle sera examiné par un Commté de Trois Juges qui peut avoir à vérifier si le reccurs rem.plit les conditions régissant la saisine de la Cour j qu'en vertu du second paragraphe dudit article 91 i^^)} "o.. le Comité de trois juges peut, à l'unanim.ité, rejeter le recours constitutionnel'Si une décision sur le cas d'espèce n'est pas susceptible de contribuer a la solution d'une questJ.on de droit constitutionnel et si le f a i t de ne pas se prononcer au fond ne cause pas au requérant un préjudice grave et inévitable­"| que, de plus 5 l ' a r t i c l e 2i|. de la même .loi permet au Comité de .trois juges de ne pas miotiver sa décision "si l'attention du requérant a été au préalable attirée sur les objections que l'on pouvait formuler contre­ la recevabilité ou le bien­fondé de son recours" ; Considérant que, dans le présent cas, le recours constitu­ tionnel de la ­requérante a été rejeté par le Comité de trois juges on application dos dispositions susmentionnées de l ' a r t i c l e 91 (a) de la loi relative à la Cour fédérale Cons"titutionnelle et qu'en vertu .des dispositions de l ' a r t i c l e Zk- de la même loi ledit Comité n'a pas motivé son arrêt ; que l'on peut admettre que le Crmiité de trois juges, en rejetant le recours constitutionnel do la roqucian'î'j'aur'ait"pu, dans une certaine mesure, se pros» nonccr également .■­■rie bien­fondé de la requête | que toutefois, la fonction essentielle dudit Comité n ' é t a i t pas de juger l'affaire elle­mêm.e, mais de décider si les conditions régissant la saisine de la Cour avaient bien été remplies 5 considérant que cette décision ne constitue pas ''une ! décision relative soit à une contes­ tation sur les droits et obligations de caractère c i v i l , soit au bien­fondé d'une accusation en matière pénale" au sens de l'ar"tâcle 6, alinéa 1 de la Convention ; considérant q u ' i l en résulte qu^en se prononçant sur la ■question de savoir s i , dans ^ 10^1/58 8 le cas d'espèce, la requérante a v a i t la faculté d ' i n t r o d u i r e un recours devant la Cour fédérale C o n s t i t u t i o n n e l l e , le Comité de Trois J-uges n ' é t a i t oas un Tribunal auquel sont applicables les dispositions de l ' a r t i c l e 6 de la Convention ; Q u ' i l appert, dès l o r s , que sur ce point aussi la requête e s t m-anifestome'it mal fondée ; q u ' i l y a l i e u , par conséquent, de la r e j e t e r également de ce chef, 'nar application de l ' a r t i c l e 27 § 2 de la Conven"tion ; Par ces motifs, ' DECL/.RE Û RÊQTIETE IKTiECEYABIE. Pour le Chef du S e c r é t a r i a t de la Commiission (À.BJ]cSulrëy)—" Le President de la Cormiission -—. _ '(C.H.IÎ.vA-ldock)